« Nous allons relever les défis de production de crédit de 200 milliards de francs CFA et de 85 milliards de collecte d’épargne, à l’horizon 2026… »
Tout est parti en 1985 dans l’axe rural du bassin arachidier, jadis, entre Fatick et Kaolack, devenu, aujourd’hui bassin agricole, l’alliance de crédit et d’épargne pour la production (ACEP SENEGAL, 30 ANS DÉJÀ : Ndlr) est née dans cette zone rurale, par la suite Dakar et les autres régions du Sénégal s’imposent, afin de gagner plus de marchés et de clients, a constaté le journal agricole et économique du Sénégal (lejasenam/rondelleplus…) sur le chemin caillouteux à la quête de l’information agricole, financière, dont nous avons rencontré Monsieur Souleymane Sarr, Directeur Général d’ACEP Sénégal. Selon lui, en chiffres et à cœur ouvert, il était question de quitter Kaolack pour aller à Dakar, afin de toucher d’autres types de marchés et d’accroître le portefeuille en volume et en nombre ; déjà l’extension du réseau à Mbour, Thiès et Louga, notamment le relèvement du taux d’intérêt de 13,5 % à 16 %, ainsi que le chemin balisé. Tout est clair pour ACEP Sénégal : nous avons atteint pour la première fois un résultat excédentaire de 20 millions de francs CFA hors subvention pour ensuite atteindre 83 millions en 1993 ; en 1993, le portefeuille de prêts a atteint 1 584 000 000 de francs CFA en volume et 2109 prêts en nombre, alors nous allons définitivement jeter les bases d’une institutionnalisation de l’ACEP projet. Pour lui : « Après avoir considéré un certain nombre d’alternatives, les parties prenantes au projet ont décidé de pérenniser les opérations sous le statut juridique de mutuelle d’épargne et de crédit ». L’Alliance de crédit et d’épargne pour la production (ACEP) obtenait alors son agrément au titre de caisse mutuelle d’épargne et de crédit le 29 mai 1993. Les actifs de l’ancien projet évalué à 1 334 651 641 francs CFA ont été transférés à ACEP (Alliance de Crédit et d’épargne pour la production), institution de droit privé nouvellement créée à travers un accord de rétrocession de l’USAID du 02 décembre 1993 référencé AID/PDO/063/93. Ainsi, l’ACEP sera par la suite régie par la loi n°95-03 du 05 janvier 1995 portant réglementation des institutions mutualisées ou coopératives d’épargne et de crédit. Et sous ce nouveau statut, l’ACEP Sénégal a atteint des performances financières et opérationnelles remarquables et s’est positionnée comme l’une des institutions pionnières et leaders dans le secteur de la microfinance en Afrique. « En 30 ans, ACEP Sénégal a connu une croissance remarquable, passant d’un total bilan de 1,3 milliards à plus de 104 milliards. » Sur le dernier exercice 2023, elle a réalisé une production de crédits de l’ordre de 106 milliards de francs CFA, démontrant ainsi sa capacité à soutenir l’économie locale, rurale, informelle, formelle et à répondre aux besoins de ses clients. Aujourd’hui, cette institution emploie plus de 500 personnes et dispose d’un réseau de 19 agences et d’une centaine de points de services à travers les 14 régions du Sénégal. Sa présence dans les zones urbaines, périurbaines et rurales témoigne de son engagement envers l’inclusion financière (IF) et le développement économique de toutes les populations, quel que soit leur statut social. Cette réussite est le fruit d’un travail acharné, d’une vision stratégique et d’un engagement sans faille envers ses clients et ses collaborateurs. À part d’ici, ACEP Sénégal, le modèle, notre fonctionnement en « top management » a été répliqué, ailleurs, au Cameroun, Madagascar, Niger et au Burkina Faso grâce à l’expertise de ses cadres. Au moment où je vous parle, vous de la presse agricole sénégalaise et économique (lejasenam/rondelleplus…), nous allons en séminaire interne à Saly, afin de valider ensemble notre nouveau plan stratégique, qui va au-delà de 2026 : In Sha Allah ! Ce sera le lieu de célébrer, de féliciter, d’encourager comme un seul homme à relever les défis de production de crédit de 200 milliards de francs CFA et de 85 milliards de collecte d’épargne, à l’horizon 2026… », a soutenu, face à la presse agricole, économique du Sénégal (lejasenam/rondelleplus…), vendredi matin, à Dakar, monsieur Souleymane Sarr, directeur général d’ACEP Sénégal. Pour rappel, l’ACEP Sénégal, en quittant les mains de l’USAID, est exclusivement maintenant de droit sénégalais en crédit et d’épargne, dont son 1er directeur général a été Monsieur Mayoro Loum. Bref, l’ACEP ambitionne de devenir une banque classique de droit sénégalais si l’opportunité se présente. Et pourquoi pas après de se coter en Bourse ? Acceptons, ACEP Sénégal est la pionnière et leader de la microfinance africaine !
Par Amadou Tidiane Sow
Journal Agricole du Sénégal (lejasenam/rondelleplus…)
Tout est parti en 1985 dans l’axe rural du bassin arachidier, jadis, entre Fatick et Kaolack, devenu, aujourd’hui bassin agricole, l’alliance de crédit et d’épargne pour la production (ACEP SENEGAL...
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