Le respect du serment et la primauté de l'intérêt supérieur de la Nation
À travers cette réflexion, je souhaite rappeler un principe fondamental de l'Islam : le Prophète ﷺ a enseigné que lorsqu'un engagement laisse apparaître une voie meilleure pour préserver le bien, la justice et l'intérêt général, il convient d'emprunter cette voie.
C'est dans cet esprit que j'invite chacun à apprécier avec sagesse les responsabilités d'un chef d'État, qui, une fois investi de sa charge, devient le garant de la Constitution et des intérêts supérieurs de la Nation.
Depuis quelque temps, des voix accusent le Président de la République, Bassirou Diomaye Diakhar Faye, d'avoir trahi le Projet PASTEF et ses engagements de campagne.
Cette accusation mérite d'être examinée avec sérénité, à la lumière des principes islamiques et des responsabilités constitutionnelles qui incombent à tout chef d'État.
Le Prophète ﷺ a enseigné :
« Celui qui prête un serment, puis voit qu'une autre voie est meilleure, qu'il accomplisse ce qui est meilleur et qu'il expie son serment. »
« وَمَنْ حَلَفَ عَلَى يَمِينٍ، فَرَأَى غَيْرَهَا خَيْرًا مِنْهَا، فَلْيَأْتِ الَّذِي هُوَ خَيْرٌ، وَلْيُكَفِّرْ عَنْ يَمِينِهِ. »
Ce hadith établit un principe fondamental : lorsqu'une personne découvre qu'une autre décision est plus bénéfique, plus juste et plus conforme à l'intérêt général, elle ne doit pas persister dans son premier engagement par simple attachement aux apparences.
Le Président de la République n'est plus un candidat. En prêtant serment de respecter et de faire respecter la Constitution, il devient le garant des institutions, de la stabilité nationale, de la sécurité et des intérêts supérieurs du Sénégal.
À ce niveau de responsabilité, il a accès à des informations, des réalités économiques, diplomatiques, sécuritaires et stratégiques qui ne sont pas nécessairement connues du grand public.
Il est donc légitime de considérer que certaines orientations de campagne puissent être adaptées si les circonstances démontrent qu'une autre voie est plus bénéfique pour la Nation.
Une telle adaptation ne constitue pas une trahison ; elle est l'expression d'un sens élevé des responsabilités, car elle est guidée par l'intérêt général, la justice et le respect de la Constitution.
Le débat politique est légitime dans toute démocratie. Cependant, il convient d'éviter les jugements hâtifs qui assimilent toute évolution de la gouvernance à une renonciation aux idéaux.
La fidélité à un projet ne consiste pas seulement à répéter des promesses ; elle consiste aussi à prendre, parfois, les décisions les plus utiles au peuple lorsque les réalités de l'exercice du pouvoir l'exigent.
Prions pour qu'Allah guide notre Président Bassirou Diomay Diakhar Faye, vers le bien du Sénégal et préserve notre pays de la division et de la discorde.
Qu'Allah bénisse le Sénégal et son peuple.
Serigne Gaye Ndiéguène
"CHEIKHOU TAHLiiL"
Le partage de l'info


Kaw Oumar Sarr