Par Samuel Shay, entrepreneur et conseiller économique spécial pour les Accords d’Abraham
Due to the growing instability in the Persian Gulf and the Red Sea, the world is beginning to understand how dangerous it is to rely on narrow maritime chokepoints and conflict zones for energy supply. The blocking of straits, attacks on ships, and geopolitical threats have turned oil and gas supply into a strategic weapon. In this reality, a historic window of opportunity has opened for Africa to become the world’s stable energy alternative.
Africa is not only a resource-rich continent, but a continent that can become the energy center of the world. Countries such as Nigeria, Angola, Libya, Algeria, Egypt, Mozambique, Senegal, Ghana, and Tanzania hold some of the largest oil and gas reserves in the world. If African countries act together, they can supply a very large share of the energy consumption of Europe, Asia, and other global markets.
The main problem of Africa is not resources, but lack of coordination, lack of trust, and lack of shared infrastructure. The world is not only looking for oil and gas, but for stability, reliability, continuous supply, secure shipping routes, and infrastructure investment. For Africa to become a major energy supplier, it must present a united front of countries committed to stable and continuous supply for decades.
To achieve this, African countries must implement several strategic steps:
First – Establish an African Energy Alliance.
A joint organization of African oil and gas countries that will coordinate production, pricing, investments, and infrastructure, similar in concept to OPEC but broader and including gas-producing countries.
Second – Build new transportation infrastructure.
Oil and gas pipelines from North Africa to Europe, LNG facilities in West and East Africa, new ports, and export terminals that will allow continuous supply even during crises in the Red Sea or the Persian Gulf.
Third – Establish an African Energy Investment Fund.
A joint fund with the United States, Europe, Gulf countries, and China to finance infrastructure, refineries, LNG facilities, power plants, and logistics infrastructure.
Fourth – Long-term supply agreements.
Africa should sign 20–30 year supply contracts with Europe, India, China, and Japan, turning Africa into a permanent energy supplier rather than an occasional supplier.
Fifth – Secure maritime routes.
Naval cooperation between African countries to protect shipping routes in the Atlantic and Indian Oceans to ensure continuous supply.
If Africa acts in unity, it can become within 10–15 years the largest energy hub in the world. The world is looking for a stable alternative to the Middle East, and Africa can become that alternative.
The big question is not whether Africa has resources.
The real question is whether Africa has the leadership that can unite, cooperate, and build trust between the countries of the continent in order to become the energy power of the world.
The future global energy map may pass through Africa.
But for that to happen, Africa must think and act as a unified bloc, not as separate countries.
En raison de l’instabilité croissante dans le golfe Persique et la mer Rouge, le monde commence à comprendre à quel point il est dangereux de dépendre de passages maritimes étroits et de zones de conflit pour l’approvisionnement énergétique. Le blocage des détroits, les attaques contre les navires et les menaces géopolitiques ont transformé l’approvisionnement en pétrole et en gaz en une arme stratégique. Dans ce contexte, une fenêtre d’opportunité historique s’est ouverte pour que l’Afrique devienne l’alternative énergétique stable du monde.
L’Afrique n’est pas seulement un continent riche en ressources, mais un continent qui peut devenir le centre énergétique du monde. Des pays tels que le Nigeria, l’Angola, la Libye, l’Algérie, l’Égypte, le Mozambique, le Sénégal, le Ghana et la Tanzanie détiennent certaines des plus grandes réserves de pétrole et de gaz au monde. Si les pays africains agissent ensemble, ils peuvent fournir une très grande part de la consommation énergétique de l’Europe, de l’Asie et d’autres marchés mondiaux.
Le principal problème de l’Afrique n’est pas les ressources, mais le manque de coordination, le manque de confiance et le manque d’infrastructures communes. Le monde ne recherche pas seulement du pétrole et du gaz, mais aussi de la stabilité, de la fiabilité, un approvisionnement continu, des routes maritimes sécurisées et des investissements dans les infrastructures. Pour que l’Afrique devienne un fournisseur énergétique majeur, elle doit présenter un front uni de pays engagés à assurer un approvisionnement stable et continu pendant des décennies.
Pour y parvenir, les pays africains doivent mettre en œuvre plusieurs étapes stratégiques :
Premièrement - établir une Alliance énergétique africaine.
Une organisation commune des pays africains producteurs de pétrole et de gaz qui coordonnera la production, les prix, les investissements et les infrastructures, similaire dans son concept à l’OPEP mais plus large et incluant les pays producteurs de gaz.
Deuxièmement - construire de nouvelles infrastructures de transport.
Des pipelines de pétrole et de gaz de l’Afrique du Nord vers l’Europe, des installations de GNL en Afrique de l’Ouest et de l’Est, de nouveaux ports et des terminaux d’exportation qui permettront un approvisionnement continu même en période de crise en mer Rouge ou dans le golfe Persique.
Troisièmement - établir un Fonds d’investissement énergétique africain.
Un fonds commun avec les États-Unis, l’Europe, les pays du Golfe et la Chine pour financer les infrastructures, les raffineries, les installations de GNL, les centrales électriques et les systèmes logistiques.
Quatrièmement - accords d’approvisionnement à long terme.
L’Afrique devrait signer des contrats d’approvisionnement sur 20-30 ans avec l’Europe, l’Inde, la Chine et le Japon, transformant l’Afrique en fournisseur énergétique permanent plutôt qu’occasionnel.
Cinquièmement - sécuriser les routes maritimes.
Une coopération navale entre les pays africains pour protéger les routes maritimes dans les océans Atlantique et Indien afin d’assurer un approvisionnement continu.
Si l’Afrique agit de manière unie, elle peut devenir en 10-15 ans le plus grand hub énergétique du monde. Le monde recherche une alternative stable au Moyen-Orient, et l’Afrique peut devenir cette alternative.
La grande question n’est pas de savoir si l’Afrique dispose de ressources.
La véritable question est de savoir si l’Afrique possède le leadership capable d’unir, de coopérer et de construire la confiance entre les pays du continent afin de devenir la puissance énergétique du monde.
La future carte énergétique mondiale pourrait passer par l’Afrique.
Mais pour que cela se réalise, l’Afrique doit penser et agir comme un bloc uni, et non comme des pays séparés.
Africa as the Next Global Energy Power
By Samuel Shay enterpenure and special economic advisor for the Abrham accord
Le Partage de l'info


Kaw Oumar Sarr